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Put the ball in Romo's hands !

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A peine remis de la gueule de bois des deux défaites consécutives contre les Giants et contre les Falcons, je me décide à reprendre le clavier. Pas pour faire une analyse complète, ça, ce n'est pas à l'ordre du jour. Vous allez vous dire que je fais mon faignant ! Un peu... Mais la raison c'est que je commence à en avoir un peu marre de toujours répéter les mêmes choses. Franchement, vous devez en avoir marre vous aussi de lire mes charges contre la ligne offensive ou sur les lacunes du jeu au sol (enfin... si on peut appeler ça un "jeu").

Vous voulez quand même une analyse de ces deux matchs ? Il suffit de regarder dans les précédents articles. Par exemple, relisez "Turnover m'a tuer", remplacez Bears par Giants ou Falcons et vous avez en gros l'analyse de ces deux naufrages.

Naufrages oui. Le mot n'est pas de trop. Entre les 23 points concédés avant une quelconque réaction contre New-York et l'incapacité devenue chronique d'une attaque à marquer des points autres que des Field Goals, je pense que le terme n'est pas usurpé. Car ces deux matchs auraient du être gagnés. Pardon si je heurte les fans (des fois que des lecteurs du Big Blue Blog trainent par là par exemple ;) ) mais ces deux rencontres étaient largement gagnables. Mais comme à son habitude, Dallas s'est patiemment et consciencieusement appliquée à se saborder elle-même. Comme ce holding en fin de rencontre par Orlando Scandrick qui offre un nouveau first down à l'attaque des Falcons alors qu'il restait du temps pour tenter quelques chose. Une action à l'image de l'accumulation de fautes et d'erreurs qui illustre l'attaque des Cowboys depuis plusieurs saisons.

Et le Head Coach dans tout ça ?


Il faut bien poser la question. Jason Garrett a passé presque toute sa carrière de Coach au sein de l'organisation de Jerry Jones. Diplomé de Princetown sa carrière en tant que joueur, elle, est assez anecdotique, même s'il a la particularité d'avoir été quarterback des Boys (en tant que backup du backup de Troy Aikman...). Même s'il ne fut pas un Impact Player, on est quand même en droit de penser que sa philosophie de jeu serait celle d'un ancien QB. Une attaque agressive, une prise de risque calculée et juste ce qu'il faut de cojones pour que tout cela tienne ensemble. Et bien l'ancien Coordinateur Offensif qu'il est semble bien timoré depuis son accession au poste de Head Coach.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les questions sur son Play calling commencent à s'accumuler. Au début, je ne m'en faisais pas l'écho. Après tout, c'est tellement plus simple de s'en prendre à un homme plutôt qu'à toute une escouade. Mais avec le temps, on finit quand même par se demander pourquoi notre ami Garrett continue de défier la logique. Pourquoi il s'obstine systématique à appeler des jeux de courses en 2nd and long alors que le jeu au sol a été tout sauf efficace depuis 10 matchs par exemple. Ou pourquoi il tente un field goal de 54 yards au début du second quart-temps, alors qu'il mène au score, et que l'échec attendu donne une position de départ très avantageuse à l'adversaire habitué aux big plays.

Comment ne pas se poser la question de la répartition des jeux quand on voit les drives monstrueux que Romo arrive à sortir lorsqu'il est sous pression, qu'il applique un no-huddle systématique, et que la passe devient l'instrument essentiel de la progression du ballon. Ok, on ne peut pas toujours jouer comme ça, je suis le premier à le dire. J'ai assez rabâché qu'une équipe a besoin d'un jeu de course construit et efficace. Mais on fait avec ce qu'on a, pas avec ce qu'on voudrait. Devant l'échec flagrant du jeu au sol, pourquoi s'obstiner ? Pourquoi permettre à Atlanta ou New-York de gagner un down à chaque fois en leur offrant ce qu'ils attendent : un draw inefficace avec une OL complétement dominée ? Put this damn ball in Romo's hands for God's sake !

Qu'on lui coupe la tête !


Oui, Romo prend cher cette saison encore. J'ai même lu un article ce matin sur Dallas News où Rick Gosselin, journaliste sportif du dit journal nous explique que lui, il ne re-signerait pas Romo, non non... Ah non ? Pardon, mais s'il y a un élément qui fonctionne à-peu-près dans cette attaque, c'est bien le numéro 9. Non il n'est pas parfait et oui il fait des erreurs, mais quand je vois le nombre de ballon que Dez Bryant laisse tomber par match ou que Miles Austin regarde filer entre ses bras c'est plutôt ça qui me fait peur. C'est simple de tirer sur un QB. Après tout, Tony Romo est tout simplement le numéro 1... en nombre d'interceptions de la NFL. Ce qui est un peu plus compliqué et qui demande un poil plus d'analyse, c'est de regarder combien sont de son propre fait et non liés à un receveur qui baille aux corneilles ou à la malchance pure et simple. Croyez-moi, vous en enlevez la moitié. Ça reste trop, beaucoup trop même, sans aucun doute, mais on est loin de la catastrophe.


Alors oui, draftons un quarterback, capitalisons sur l'avenir, formons un successeur, mais non, ne résumons pas le cancer offensif de Dallas à la simple personne de son quarterback. Ça demande un peu de courage c'est vrai, et un peu de remise en question des certitudes. On a parlé de Garret, en voici une autre. Dez Bryant a-t-il vraiment sa place dans l'effectif ? A-t-on assez de temps à lui consacrer pour qu'il gomme tous les déchets dont son jeu est affublé ? Mérite-t-il tout simplement les efforts déployés pour le maintenir dans une ligne de conduite hors terrain qui ne soit pas destructive dans sa production sur le terrain ? Si on était pas en pleine crise offensive, peut-être, dans l'état actuel ? Non. Encore une fois cela ne réglera pas tous les problèmes, mais voilà un exemple de questionnement plus constructif que "Ça va pas ? Pas de problème les gars, on vire le QB".

La fin de saison sera longue


Oui, elle le sera. Avec une fiche de 3-5, surtout en NFC Est, et avec ce niveau de jeu, les Play-Offs semblent déjà devenir un fantasme. La prise de conscience nécessaire n'a pas franchement l'air de pointer son nez. Garrett ressemble de plus en plus à un homme qui ne sait tout simplement plus quoi faire et qui doit sentir la chaleur monter en dessous de sa chaise.

Dans l'état actuel et si rien ne change, le scénario que nous vivons est condamné à se répéter. Le regard de Jay Ratliff en fin de match, nous le reverrons encore et encore. Celui d'un défenseur qui sait qu'il a fait son boulot, qui sait qu'il ne pouvait pas mieux faire mais qui est tout simplement désabusé par une attaque incapable de trouver des solutions à son apathie chronique.

How 'bout them Cowboys ? ...

7 commentaires:

  1. C'est tellement vrai cet article.

    Les saisons se suivent et se ressemble tellement.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_gRTfBJ4zhU&noredirect=1
    Jimmy Johnson en 2009 mais encore d'actualité.

    Vous avez lu les déclarations de Jimmy Johnson sur Jerry Jones?

    David

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  2. Tu parles des déclarations sur l'absence de GM ? Disons que c'est le personnage de Jerry Jones qui veut ça. Un vrai "control freak". Il veut avoir son mot à dire sur tout ce qui se passe et, de fait, est un des proprios qui s'implique le plus. C'est normal qu'il en récupère quelques lauriers quand ça se passe bien, mais du coup, il est très critiqué en ce moment vu que ça se passe mal.

    Par contre, je trouve notre ancien head coach un peu raide quand il dit "Where’s the fear in Dallas? There’s no fear in Dallas. It’s a country club where everybody’s buddies,” Johnson said." Peut-être chez les cadres oui, mais il y a toujours des jeunes (Beasley ou Carter pour ne citer qu'eux) qui doivent se battre pour avoir un spot. Alors oui, certains anciens n'ont pas de soucis à se faire, mais c'est bien normal. C'est le cas dans toutes les organisations de la ligue.

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  3. Par contre, c'est vrai qu'il ne faut pas être trop revendicatif aujourd'hui quand on est Head Coach à Dallas. Car il faut forcément composer avec Jerry Jones. Ce n'est pas du goût de certains et c'est, par exemple, pour ça que les rumeurs (alléchantes c'est vrai...) lancées par la presse américaine sur un avenir de Sean Payton à Dallas ne sont que des rumeurs. Payton veut être le boss sur le terrain et vu ses résultats, personne ne lui contestera ce droit... sauf Jones^^.

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  4. Switzer aussi a pas été tendre. C'est très américain de taper aussi sec sur les gens. Mais je trouve les critiques de Johnson très justes.

    Tant que Jerry Jones aura cette mentalité on sera là à raconter toujours les même choses chaque année. Des erreurs et encore des erreurs. Et on se passera d’entraineurs comme Payton.

    Jerry Jones est un vrai homme d'affaires. La franchise vaut des milliards, le stade est merveilleux, the Big Blue star est une marque forte du sport mondiale. Il sait comme personne vendre la marque Dallas Cowboys.
    Mais aujourd'hui sa gestion en tant que GM c'est 17 ans et un match gagné en play-off. Ca marche pas, année après le constat est toujours le même et les résultats et ça marche pas.

    On peut rester comme ca encore longtemps, les Texans auront déjà gagné un SB depuis longtemps, les Giants nous auront dépassé,les Redskins auront gagné autant de SB que nous...

    Jerry Jones n'a pu rentrer dans les vestiaires après la défaite de dimanche, c'est vraiment le signe que ca tourne pas rond chez les Cowboys.


    David

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  5. Y'a du vrai dans ce que tu dis David. Comptablement parlant c'est même imparable. Maintenant, on peut aussi louer le fait qu'il est vraiment amoureux de son équipe. C'est un homme d'affaire certes, mais à l'image d'un Al Davis chez les Raiders par exemple, c'est vraiment un passionné, un propriétaire qui ne fait pas ça que pour le business mais bien parce que le Football, c'est sa vie. Ça a un prix aussi ça.

    Maintenant, il est peut-être temps qu'il mette un peu d'eau dans son vin c'est vrai. Laisser un peu plus de latitude aux hommes qui sont sur la sideline par exemple. Un bon Head Coach est un Head Coach qui a sa philosophie bien ancré et qui la met en place contre vent et marée. Il est ensuite temps d'en tirer les conséquences.

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  6. Je suis totalement de ton avis ! Je pense que l'homme qui nous fera gagner est Romo, il suffit de regarder les deux derniers drives à Baltimore, toute la fin de match contre les Giants, le dernier drive à Atlanta...
    En revanche il me semble maintenant évident que Garrett ne peux pas aligner la double casquette head coach/ offensive playcaller. Son Draw nous a tué dimanche, avec un Romo qui faisait un match impeccable ! Un temps perdu de précieux...

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  7. on ne peut pas virer le patron, mais Garrett, c'est possible !!!
    je suis d'accord pour revenir Jimmy Johnson !!!
    un vrais coach, enfin avec Norv turner à l'attaque ca a bien marché !!
    par contre en ces moments avoir les deux casquette pour Garrett, c'est impossible, il lui manque une tête !!

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