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Un regard francophone sur l'America's team

Cowboys 13 - Cardinals 19 : Prestation inachevée

Dallas a perdu dimanche son cinquième match de la saison en Arizona. On savait que les matchs dans le désert étaient toujours disputés et souvent riches en surprises, et ce fut encore le cas. Une fois de plus aussi, le duel a tourné à l'avantage de ce qu'on pourrait appeler une bête noire, rouge.

On annonçait dimanche avant le match, un piège tendu par les adversaires qu'il faudrait éviter. Or, dimanche on a plutôt l'impression que Dallas est tombée dans son propre piège. Celui de proposer des prestations trop inconstantes au cours d'un match et lui obligeant à aller chercher le meilleur dans des situations extrêmes. Cette fois l'exploit ne put être atteint.

Revenons en au faits. À moins de 10 secondes de la fin les Cowboys obtiennent un premier down miraculeux, grâce à une belle connexion entre Romo et Bryant. Les cowboys sont alors sur la ligne des 30 yards adverses. Romo harangue ses troupes pour se réunir et poser le ballon à terre afin d'arrêter la montre. Les Cowboys avaient à ce moment deux temps-morts.

Le field goal s'apprêtent à être tapé mais comme on s'y attendait les sifflets des arbitres retentissent, le field goal est réussi, mais non comptabilisé. On se dit que le coach des cardinals a voulu mettre sous pression le kicker de Dallas en prenant ce temps-mort. Sauf que, à la surprise générale c'est en fait Jason Garrett le coach de Dallas qui a demandé ce temps-mort. Ce qui n'est pas un cadeau pour son kicker, mais lui et son staff estimèrent que le field goal allait être tapé à la vas-vite, car le décompte imparti pour l'action allait prendre fin. Sans ce temps-mort intempestif, les Cowboys  auraient donc remporté le match. Car lors du deuxième coup de pied Buehler dévissa ce qui offrait la prolongation à des Cardinals aux anges.

Évidemment que le lendemain tout le monde ne parlait que de cette décision dans la presse. Évidemment que lorsqu'on a la possibilité de gagner un match à la dernière seconde dans une ligue aussi exigeante que la NFL, il faut tout mettre en oeuvre pour réussir. Évidemment que lorsqu'on joue avec le feu on fini par se brûler.
Et au lieu de blâmer Garrett ou le kicker sur cette action, je soulignerais plutôt que le match aurait pu aussi se jouer avant.

C'était le quatrième match que Dallas avait la possibilité de gagner par un field goal gagnant à la dernière seconde de jeu après San Fransisco, Washington et Miami. Quand on joue un tel jeu trop souvent on finit par le perdre. La vérité est que Dallas a montré une prestation trop fade durant tout le match. Car c'est de celui-ci plutôt dont il faut parler.

Oui, le match. Une bataille défensive où les attaques n'ont jamais pu prendre le pas sur les défenses adverses. Cinq sacks de chaque côté, un chiffre qui parle. Que les cardinals aient du mal à développer leur attaque, d'accord. Mais que les Cowboys, sixième attaque de la ligue avant le match, n'arrivent pas à finir par faire sauter le verrou rouge; râlant !

Pourtant les Cobwoys avaient décidé d'attaquer par le sol en premier. Le problème c'est que le jeu à la course fut contre-productif. 11 yards de gagnés pour la course la plus longue du match, ce fût trop insuffisant. Cependant, en première mi-temps la défense adverse restait craintive de Murray, ceci permit à Romo quelques plays actions dont une pour un touchdown à destination de Bryant. L'attaque fut en revanche totalement prévisible en deuxième mi-temps, et unilatérale avec une attaque essentiellement à la passe. Ainsi, Dallas ne marqua aucun point en seconde période! Et c'est bien cela le problème, c'est plus dur de gagner les matchs en étant seulement capable de gagner des yards à la passe.
Le jeu à la course en régression depuis trois matchs, semble décidément souffrir fortement de l'absence de Fiammetta, son lead blocker.

Voilà, c'est cela dont il faut parler. L'inconstance. Cette dernière toucha également la défense qui après une bonne prestation durant tout le match se déchira littéralement sur une screen passe, qui se termina par une course de 50 yards jusqu'à la end zone, pour un touchdown sonnant le glas d'une prestation trop mitigée. 

Maintenant si Dallas veut montrer ses réelles ambitions, elle peut le faire ce dimanche à domicile lors du match qui s'annonce comme le plus important de sa saison. 

1 commentaire:

  1. Évidemment que nous n'avons jamais vu un coach geler son propre kicker, évidemment que sur le moment, on a envie de mettre une grande baffe à Garrett. Mais lorsqu'on y réfléchit, tu le dis très justement, ce match aurait du être joué bien avant et ne pas dépendre d'un field goal (surtout avec un kicker qui avait déjà manqué 3 pts en début de match).

    2 graines à l'origine de l'échec de l'attaque selon moi. Une OL dominée de bout en bout par la défense de l'Arizone et des appels de jeux monomaniaques.

    Pour le premier point, ça commence à devenir une habitude. On alterne entre le très bon et le désastreux. Mais on fait moins de fautes c'est déjà ça.

    Pour le second, c'est aussi une habitude avec Garrett. Ok, il faut un peu persister quand on essaye quelque chose, mais il faudrait s'adapter un peu plus vite. Dieu sait que suis un fan de Murray, mais ce soir là, il fallait quand même arrêter de s’entêter et réserver son usage à des frappes de dissuasion dont la seule utilité était de conserver un peu de crédibilité à la course pour préparer la passe.

    Ajoutons à cela une défense en passe très efficace des Cardinals (Pas pour rien que CB Peterson est dans mon pool de fantasy :D) et un Dez Bryant marqué à la culotte, et vous obtenez une attaque muette et un sursis dépendant uniquement de la défense. Une défense qui, comme les matchs précédents, a fait une superbe première mi-temps mais a craqué au retour des vestiaires. En même temps, on ne peut pas leur demander de gagner les matchs à eux tous seuls.

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