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Football for dummies (après Cowboys-Eagles)

Je n'aurais pas aimé être dans les baskets de Jason Garrett lors de sa conférence de presse du lundi matin. Mais ça fait parti du boulot de Head Coach que de venir assumer une raclée pareille devant la presse au lendemain d'un match qui va laisser des traces.

La première chose que Jason a fait est de dédouaner Rob Ryan, le coordinateur défensif, de toute exclusivité dans la responsabilité de cette défaite. Selon Garret, c'est bien de faute collective dont il faut parler. Et il a lourdement raison.

Les fans, et sûrement les joueurs, sont pourtant arrivés bien fringants au Financial Field de Philadelphie. Aucune raison de douter de leur capacité à battre la soit-disant Dream Team qui n'avait fait que décevoir cette saison, tout le monde se voyaient déjà chatouiller les Giants pour le titre NFC Est. C'est pourtant bien les Eagles qui frapperont les premiers. En moins de 4 minutes vous pouvez voir tout ce qui va résumer la performance défensive de Dallas sur tout le match.

On se dit « Ok, ce n'est que le début du match, la défense a péché d'orgueil après les déclarations de Rob Ryan dans la presse, c'est une façon de remettre les choses en place ». Mais ce n'est pas grave, parce que maintenant, c'est le tour de Romo, Bryant, Austin, Murray, toutes les stars offensives de cette équipe vont maintenant montrer comment on s'y prend pour recoller au score immédiatement.

Ou pas.

Une production offensive nulle.

Échec cuisant. Première constatation à chaud, la ligne offensive a décidé de se la jouer catastrophique ce soir. Il faut bien avouer que la protection de Romo était absolument désastreuse. En témoignent bien sûr, les 4 sacks concédés, mais aussi et surtout les 18 passes complétées sur 35 par Romo. Le quaterback n'a pratiquement jamais bénéficié d'une poche stable pour préparer ses passes, devant souvent se résoudre à lancer le ballon dans l'urgence tout en évitant un, deux ou trois pass-rushers. Cette OL a été un véritable cancer toute la soirée.

Toujours du coté offensif, les receveurs semblaient totalement dominés par leur défenseur attitré. Incapables de faire la différence, Dez Bryant et Miles Austin se sont retrouvés asphyxiés par des defensive-backs qui offraient une couverture irréprochable. Seul à tirer son épingle du jeu, la recrue Laurent Robinson. Peut-être moins surveillé que les autres, il réussit un bilan honorable (5 recs / 103 yds / TD). Il sera d'ailleurs le protagoniste des deux plus belles (des deux seules en fait...) actions de Dallas. D'une part, le touchdown en fin de match bien sûr, qui arrive bien trop tard mais qui sauve les Cowboys d'un score vierge. Une belle bombe lancée au-dessus de tout le monde et qui permet à Robinson de donner 6 points à Dallas après avoir parcouru 70 yards. Merci.

Mais il y a aussi cette spectaculaire réception. Sans mentir, je pense que c'est le tournant du match. Deuxième quart-temps. Les Eagles mènent déjà 0-21 sans que l'on ait vu un seul signe encourageant de la part de Dallas. Romo lance un ballon vers la ligne de touche sur Robinson, il jongle avec, il jongle même beaucoup avec, finit par se rétablir et par se retrouver au sol, le ballon dans les bras. A ce moment là, le cœur des fans se dit qu'après cette magnifique réception, le momentum va changer de camp ! Sauf que le receveur a mordu la touche... Après un challenge inspiré des Eagles, la passe est jugée incomplète et le ballon rendu à Philadelphie par un McBriar boiteux. A ce moment du match, au vu des performances générales et du score, c'était perdu. Et le second quart-temps n'était même pas écoulé.

Alors vous vous êtes sûrement dit que le salut viendrait peut-être du sol. Après tout, DeMarco Murray avait été salement impressionnant contre les Rams. J'y ai cru aussi. Et pour tout dire, les 75 yards parcourus par lui, pour une moyenne de 9,3 par portée ne sont pas déshonorants. Mais avec un jeu de passes aussi famélique pour l'épauler, c'est tout simplement insuffisant. La faute peut-être à un jeu de courses intérieures rendu très difficile, encore une fois par la ligne offensive incapable de déranger leurs vis-à-vis.

Une défense ? Quelle défense ?

Revenons donc de l'autre coté du ballon. Dallas, meilleure défense au sol de la ligue qui allait affronter Philadelphie, la meilleure attaque au sol. La bataille promettait d'être épique. Sauf que non. 104 yards en un seul quart-temps. C'est plus que la moyenne de yards alloués sur tout les autres matchs. La défense de Dallas est KO debout. Assommée par une ligne offensive qui perfore littéralement la DL des Cowboys à chaque engagement. McCoy va aligner 185 yards au total. Même la couverture secondaire sera aux abonnés absents. Les linebackers intérieurs vont livrer leur pire prestation de la saison en montrant une totale incapacité à stopper la course. Et qu'on ne me raconte pas que la blessure de Sean Lee, certes handicapante, explique tout. Parce que les Keith Brooking et les Bradie James sont complètement passés à coté de leur match.

Et que dire de la couverture de passes. Une véritable passoire. Alors certes, pas de bombe de 50 yards non.,. mais un centre du terrain ouvert aux quatre vents. Un ballon lancé vers le centre c'était une complétion assurée. 21 passes réussies sur 28 pour Vick, 279 yards au total. Un bombardement aérien qui frappait encore et encore sans que rien ne puisse atteindre le Général Vick, bien protégé derrière sa ligne.

Un Général qui n'avait pas peur de se frotter à la bataille d'ailleurs. Car au milieu de tout ça, fidèle à ses habitudes de scrambler, Vick s'est de nombreuses fois faufilé lui-même dans la défense de Dallas, alignant, excusez-moi du peu, 50 yards de courses. Insaisissable.

L'Alpha et l'Omega

Au final, la défaite, lourde, humiliante et sans appel de Dallas est logique. La ligne offensive des Cowboys était mauvaise ? Celle des Eagles a été brillante. La défense était une passoire ? Celle de Philly était solide dans tous les secteurs. Les receveurs étoilés étaient comme frappés d'apathie ? Incapables de semer leur cornerback ? B. Celek, 94 yards, TD. J. Avant, 74 yards... et je pourrais continuer.

Le jour et la nuit. Dallas était mauvais sur tout, Philadelphie était solide dans tous les aspects du jeu. On parle parfois de match étalon, de référence. C'en est définitivement une. Une référence dans la défaite. Un pensum de tout ce que l'on ne doit plus jamais revoir. Un naufrage collectif où tout le monde a sa part de responsabilité car personne, à aucun moment, n'a jamais été en mesure d'inquiéter un tant soit peu l'adversaire. C'est un ratage en règle qui risque de coûter cher, très cher. Avec une fiche de 3-4, les Cowboys sont condamnés à remporter leur division s'ils veulent se qualifier pour les Play-Offs. Mais sont-ils capables d'aller battre New-York ? En jouant comme hier, ils ne sont pas capables de battre grand monde.

La semaine prochaine, Dallas reçoit les très-mal-partis Seahawks (2-5). Il va falloir une victoire claire, nette et avec une large avance pour redonner un peu d'espoir à la nation Cowboys qui s'est réveillée lundi matin avec une sacrée gueule de bois.

2 commentaires:

  1. Je me suis permis de rajouter entre parenthèse le match en question. Ca m'énerve parce que c'est moins beau. Faudrait que j'essaie de trouver un moyen de faire différemment. J' y réfléchirai.

    Sinon bel article ! tu as pu apporté des éléments qu'à chaud je n'avais pas eu le temps de souligner dans c'est impecc.

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  2. C'est pour ça que j'ai pas voulu écrire dans la foulée.

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