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Seahawks 13 - Cowboys 23 : Dans le bon sens

Dans le contexte actuel de lutte en NFC Est, la réception de la « petite » équipe de Seattle (2-5) ne laissait aucune place à la défaite. Les Cowboys devaient gagner ce match et ils l'ont fait. Maintenant, l'ont-il fait proprement ? Ça dépend...

Pour commencer, bonne nouvelle, le Romo-coaster était dans sa pente ascendante. 19/31 pour 279 yards et 2 TDs. Tony s'en sort plutôt bien en profitant, comme à la grande époque, d'un Jason Witten en forme. C'est aussi le cas de Laurent Robinson qui, match après match, arrive à se rendre de plus en plus indispensable. Et ça tombe bien parce qu'avec le nouvelle blessure de Miles Austin, nous allons avoir besoin d'un remplaçant de qualité.

Je veux tout particulièrement tirer mon chapeau au groupe que j'avais le plus fustigé dans mon article précédent, la ligne offensive. Autant la défaite contre Philly leur était directement imputable, autant cette fois, ils ont quasiment réalisé le match parfait. Si on occulte les quelques pénalités de début de match qui ont fait ressortir quelques fantômes des dernières années, leur travail de protection a véritablement porté ses fruits. Romo a eu un match relativement tranquille et a pu prendre le temps d'ajuster quelques passes longues du plus bel effet.

Ce travail de fond me permet d’enchaîner avec mon petit favori : DeMarco Murray. C'est simple. Ce gars est probablement ce que le programme d'Oklahoma a produit de meilleur depuis Adrian Peterson, excusez du peu. Celui qui n'était, il y a peu, que le 3ème coureur derrière Felix Jones et Tashard Choice a aligné 139 yds contre la défense de Seattle. Vous allez me dire, ce n'est pas non plus extraordinaire comme chiffre. En soi non. C'est plutôt la manière qui est alléchante. Les Seahawks étaient leaders en nombre moyen de yards alloués par tentative au sol. Encore aujourd'hui, on parle de 3,4 yds. La moyenne de Murray sur ce match ? 6,3. Un coureur très habile capable de semer les secondaires, suffisamment puissant pour briser un ou deux tackles dans une course et possédant de vraies qualités de receveurs (4 recs – 47 yds), voilà ce que Dallas est allé chercher en 3ème tour de Draft cette année. Et voilà où se trouve le secret de la réussite. Pour moi qui n'ai jamais été un supporter de la West Coast Offense et autres dérivées, qui pense que le football se joue d'abord au sol, je ne peux que souligner ce qu'une ligne offensive solide et un running-back talentueux permet d'instaurer comme jeu. Et comme chacun le sait, posséder un jeu au sol crédible est la meilleure façon de laisser ensuite la possibilité au QB et à ses lieutenants de toucher au cœur la défense de l'adversaire grâce à un jeu de passes varié et beaucoup moins prévisible. C'est l'ABC du Football, c'est ce que l'offensive des Cowboys a montré dans ce match.

Alors bien sûr, tout n'est pas rose, loin de là. Je reste encore et toujours préoccupé par l'inconstance de cette attaque. Trop de déchets dans les moments-clés. Trop d'erreurs dans la zone rouge ou lors des 3ème down décisifs. Contre des Seahawks, cela passe encore parce que l'on sait que la défense a les armes pour gérer la contre-attaque. Mais on ne peut pas laisser toute cette pression sur le corps défensif, particulièrement lors d'affrontements plus relevés offensivement. Les Cowboys, et Romo le premier, doivent impérativement gagner en efficacité sur ces phases là, sous peine de vite se retrouver à la traîne contre des équipes plus productives en attaque.

Parlons-en de la défense. 162 yards alloués au sol, c'est trop. Contre les Seahawks, c'est même beaucoup trop. On n'est plus à l'époque de Shaun Alexander, aujourd'hui, Seattle est 30ème au classement général en nombre de yards parcourus. On aurait du être capable de mieux gérer la menace. Sam Lee nous manque beaucoup, ça c'est certain, surtout avec un Keith Brooking décidément bien inutile pour le remplacer. Je serais Jerry Jones, je songerais vraiment à utiliser mon 1er ou 2nd tour de Draft pour repêcher (comme dise les québécois... j'aime bien ce terme) un linebacker intérieur de qualité parce que j'ai l'impression que Dallas est un peu court à ce niveau. Mais l'absence d'un seul homme ne suffit pas comme explication, ça ne doit même jamais être le cas, et il est anormal de voir que les safeties sont autant sollicités sur ces jeux, même sur les courses intérieures.

Concernant la défense en passe, on a vu pire par le passé mais ça reste encore un peu léger. Contre Tavaris Jackson et Sidney Rice ça tient, mais contre Eli Manning et Victor Cruz ce sera plus difficile. Le retour de Mike Jenkins serait un plus mais il n'est pas prévu avant courant décembre. De toute façon, cela restera un secteur à renforcer.

Bilan du jour : Dallas, deuxième de la NFC Est avec une fiche de 4-4. Devant elle, New-York à 6-2. Philadelphie n'a pas joué son huitième match au moment où j'écris ses lignes mais pourrait revenir à hauteur des Cowboys en cas de victoire contre Chicago. Pour faire simple, les 4 matchs qui suivent doivent être gagnés. Buffalo, en grande forme en ce moment. Washington, impossible de perdre contre un rival de division. Miami et Arizona. Les quatre victoires ne sont rien de moins qu'impératives car la fin de saison fait froid dans le dos. Il va falloir affronter Philadelphie en se remettant de l'humiliation de la semaine dernière et enchaîner, à deux semaines d'intervalle, les deux rencontres contre les Giants. Le mois de décembre promet de saigner, il faut donc engranger un maximum de confiance et de réussite en novembre.

2 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord !
    Pour moi dans ce match c'est toujours les mêmes tauliers Romo et Witten ! Ensuite murray énorme et comme tu le dis, la ligne offensive était dans un bon soir.

    En revanche la défense à la course bof bof. Lee est devenu indispensable apparemment.

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  2. Apparemment oui... sauf que dépendre d'un seul homme, c'est dangereux. Si on veut avoir le moyen de ses ambitions, on ne peut pas se permettre ce genre de dépendance.

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