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Dolphins 19 vs Cowboys 20 : Turkey Bowl

C’est une tradition. En supplément de la dinde et des sucreries, l’après-midi traditionnelle de Thanksgiving se déroule avec une télévision allumée qui retransmet l’America’s Team dans un match tout en célébration. Depuis 1966 (victoire de Dallas 26-14 contre les Brown), la franchise de l'étoile solitaire est au rendez-vous chaque année. Une habitude qui a contribué à forger la légende de cette équipe à part dans le paysage du football.

Autre tradition inaugurée par Romo: ne jamais perdre le Turkey Bowl. Depuis qu'il est titulaire, le quarterback n'a en effet jamais concédé de défaite pour ce match au cœur de son mois de prédilection : novembre. La réception des Dolphins ne semblait pas vraiment pouvoir mettre en défaut cette série, et pourtant...

Le match ne pouvait pas plus mal commencer. L'ouverture du match par l'attaque des Cowboys s'avère particulièrement poussive. Au terme d'un drive difficile, Romo conclu cette première série par un interception que l'on a du mal à comprendre. Plutôt que de choisir un Dez Bryant seul à sa droite, il lance un ballon tendu vers Bennett pourtant bien couvert.

Heureusement que la défense de Dallas, elle, tient le coup. 3 and out pour les Dolphins, l'attaque revient... pour punter 3 downs plus tard. Ça ne veut décidément pas démarrer. Nous allons continuer tranquillement sur ce rythme d'échange de punt assez ennuyeux à voir et nous aurons même le loisir d'assister à une nouvelle interception de Romo, la deuxième en trois passes excusez du peu. Le premier quart-temps s'écoule et l'on commence à se demander si Miami ne tient pas le hold-up du jour.

Car il faut bien l'avouer, au-delà des choix hasardeux ayant mené aux deux interceptions, la défense des Dolphins est assez impressionnante. Même si l'on tient compte d'un certain manque d'ajustement sur le jeu de passes, notamment entre Romo et Robinson, la franchise de Floride montre une belle maîtrise de la ligne offensive de Dallas et coupe court à toute velléité de course. Une couverture efficace finit de faire perdre la tête à un Romo trop approximatif.

Autre cancer bien connu des Boys: les fautes. Grand retour des False Start à gogo et des Pass Interferences qui coûtent cher et contribuent à asphyxier un peu plus une attaque inefficace. C'est à la fin du second quart-temps que viendra enfin la délivrance. Symbole d'un match où les Boys n'arrivent pas à se créer d'occasion, c'est d'un snap mal transmis que viendra le touchdown. Matt Moore laisse échapper un ballon bien mal donné et DeMarcus Ware s'empresse de le recouvrir. Dallas reprend l'assaut sur les 5 yards de leurs adversaires, merci Miami. Heureusement, Romo trouve enfin Robinson sur une petite passe de 5 yards et inscrit le premier TD de ce match. Ouf. Mais c'est triste de constater que sans une grosse erreur de l'adversaire, Dallas en serait encore à un petit field-goal de marqué.

A la mi-temps, l'état d'esprit est donc très mitigé. On se dit que l'attaque est tenue en échec, mais qu'au moins, la défense assure. Une efficacité en partie liée à la maladresse de Matt Moore mais admettons. Parce que franchement, vu les pass-rush de Ware, moi aussi je serais un peu nerveux à l'idée de devoir lancer le ballon. Mais là où ça commence à vraiment se gâter, c'est lorsque ce secteur de jeu commence lui aussi à prendre l'eau. C'est ce qui va se passer dans le troisième quart-temps où Reggie Bush va faire très mal, tant par ses jambes que par ses mains. Les Dolphins finissent, en toute justice, par trouver la end-zone sur une superbe bombe vers Brandon Marshall. Miami est devant.

Mais enfin, dans les quatre dernières minutes du 3ème quart-temps, la machine va se mettre en marche. Le jeu des Cowboys va lentement mais sûrement trouver son rythme. Si le jeu au sol de Murray ne sera malheureusement pas très payant, il sera tout de même assez crédible pour permettre à Romo de dérouler un drive propre, marqué par une complicité toute retrouvée avec Laurent Robinson. C'est d'ailleurs ce dernier qui, une fois de plus, inscrit 6 points. Bouffée d'oxygène, enfin une production offensive digne de ce nom.

La fin du match restera dans la même veine. Sans le field-goal final permettant une courte victoire 20 à 19, Dallas se serait retrouvée avec une défaite bien embarrassante. ESPN ouvre son article d'après-match sur « Win big, win small; win pretty, win ugly ». C'est exactement le problème. Dallas n'en finit plus d'alterner entre prestation inspirée et match raté. Entre démonstration de style et presque-défaite inquiétante. Une équipe prétendante aux Play-Offs qui ne trouve pas plus de défauts à une cuirasse pourtant très perfectible est-elle à la hauteur de ses ambitions ? Contre Buffalo, on aurait dit oui, contre Miami, on dirait non. On ne va pas le répéter à chaque fois mais sans constance, l'aventure en post-saison se terminera très rapidement.

C'est d'autant plus agaçant que tout semble pourtant réuni pour faire bien mieux que ce que Dallas nous a montré jusque là. L'attaque n'a pas de problème de talent, elle a un problème de timing, de synchronisation. Trop souvent, Romo semble ne pas être en phase avec ses receveurs. Un souci d'autant plus exacerbé que son tight-end, Jason Witten, longtemps sa cible préférée, fait désormais l'objet d'une attention toute particulière des défenses adverses. Impossible de compter uniquement sur le filet de sécurité qu'il a représenté ces dernières années. Romo doit donc parfaire son entente avec Dez Bryant et Laurent Robinson sous peine de continuer à lancer des ballons dans des espaces vides.

Coté défensif, on l'a déjà dit aussi, c'est la bonne surprise de la saison. Dallas est 12ème meilleure défense de la ligue. C'est d'autant plus notable que le schéma complexe introduit en cette année de courte inter-saison par Rob Ryan n'est pas encore totalement assimilé. Mais les DBs continuent pourtant de pêcher. Quand je vois Alan Ball toujours à la traîne, je sers les fesses à chaque ballon lancé vers le receveur dont il a la charge. Quand je vois des safety de l'expérience de Newman, commettre la plus bête des Pass-Interference je me dis que la nervosité continue de ronger le backfield des Cowboys et que les matchs contre les Giants, 4ème attaque en passe de la ligue, risquent d'être très difficiles à gérer.

La bonne nouvelle, c'est que New-York a perdu son MNF contre New-Orleans, laissant seuls les Cowboys en tête de la NFC Est. Mais avec une seule longueur d'avance, le double match-up contre les Giants sera, comme annoncé depuis longtemps, un faiseur de rois.

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