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Leçon de Football (après Bills-Cowboys)

Il y a des jours où l’on râle, où l’on crie, où l’on s’acharne à envoyer des consignes à une télévision qui ne risque pas de changer quoi que se soit au navrant spectacle qui se déroule devant vos yeux. Et puis il y a de ces soirs où il suffit de s’installer confortablement sur son canapé, de se saisir de son breuvage favori (ni trop sucré, ni trop salé, avec modération etc...) et d’apprécier le spectacle sans faire augmenter son risque d’ulcère spontané.

Le match contre Buffalo, c’était tout simplement une promenade de santé, une bouffée d’oxygène, bref, un véritable ravissement pour nos nerfs bien usés depuis le début de saison. L’honnêteté oblige à l’admettre, nous abordions ce match avec une relative tranquillité. Pourtant, Buffalo ne réalise pas vraiment une saison honteuse. Loin de là. Second ex-aequo dans sa division particulièrement relevée de l’AFC Est, vainqueur en semaine 3 de leurs rivaux de la Nouvelle-Angleterre, les Bills se présentent au Cowboys Stadium avec un bilan plutôt flatteur.

Et pourtant on y croit. Malgré un talent certain, l’offensive de Buffalo reste dans le ventre mou de la NFL et surtout, la défense a bien du mal à rivaliser avec des offensives dynamiques. Et s’il y a une chose que Dallas a montré contre Seattle la semaine dernière, c’est que son attaque en avait à revendre du dynamisme.

Festival offensif

Et bien ça n’a pas manqué. Ce qui semble maintenant établi comme un jeu au sol enfin retrouvé a servi de sel à un plan de jeu varié et audacieux. Si l’on met de coté le dernier quart temps soporifique, véritable ode au conservatisme (mais logique en cas de domination aussi flagrante), l’attaque des Cowboys a excellé sur tous les fronts. DeMarco Murray n’en finit plus d’impressionner et aligne 135 yards et 1 touchdown. Tony Romo laisse bouche bée ses détracteurs et enchaîne 270 yards et 3 touchdowns. Le duo explosif Dez Bryant et Laurent Robinson auront été les cauchemars des secondaires de Buffalo. Et si le tight-end Jason Witten s’est fait plus discret sur les réceptions, ce n’est que pour mieux jouer son rôle de bloqueur en ouvrant la voie, aux cotés du fullback Tony Fiammetta, pour Murray. Rien n’a semblé, à aucun moment, pouvoir enrayer la machine à scorer texane. 44 points de marqués, ce n’était plus un match, c’était une exécution.

Je ne dispose pas de statistiques sur le temps moyen accordé à Romo pour réaliser ses passes mais il doit être assez conséquent. Le quaterback n’a pas vraiment été inquiété. Les rares fois où les pass-rushers adverses ont manqué de l’atteindre, il s’en sortait en quelques mouvements bien sentis. Romo n’est pas un QB que l’ont qualifierait de scrambler mais il est pourtant bien assez mobile pour échapper, voir pour briser, les premiers assauts des blitzeurs. De toute façon, la plupart du temps bien retranché dans la poche, à l'abri de sa ligne offensive exemplaire ce soir-là, Tony n’a fait que distiller méthodiquement ses ballons. Un démarrage historique en terme de réussite qui se conclu par 23 passes sur 26 de complétées et 148.4 de rating. Pour le quaterback non drafté qu’il est, c’est pratiquement du jamais vu.

Une défense hermétique

Mais n’oublions pas l’autre coté du ballon. 7 points seulement accordés à l’adversaire. Combinés au score de l’offensive, cela nous donne le plus grand écart pour Dallas depuis dix ans.

Buffalo est sensé avoir une ligne offensive de bonne qualité. Honnêtement, sans être la pire que j’ai vue, elle ne m’a pas non plus semblé extraordinaire ce soir là. Capable du meilleur comme du pire, les pertes de yards sur des courses ont pourtant été fréquentes. Notamment sur les extérieurs où les Tackles des Bills se faisaient souvent déborder par des linebackers de Dallas toujours à l'affût. Un seul sack à déplorer mais beaucoup de passes précipitées dues à la pression défensive qui ont plombé le bilan de Ryan Fitzpatrick.
Dans le backfield, à l’image du safety Gerald Sensabaugh, même le cornerback Alan Ball y est allé de sa performance. Lui qui, habituellement, semble souvent un peu hors du coup, a mis efficacement la pression sur ses receveurs attitrés.

Mention passable en revanche pour Sean Lee qui réalise un retour aux affaires un peu mitigé. Je l’ai trouvé moins aux aguets même s’il se place 3ème meilleur tackleur sur le match. C’est qu’on serait difficile à force de le voir dominer la défense !

Mission Giants

On va être clair, tout va se jouer contre les Giants. La suite du calendrier, on l’a dit et répété, semble plutôt clémente. Un passage un peu délicat la semaine prochaine contre les Redskins, mais ensuite, c’est l’autoroute jusqu’au 11 décembre et le premier match contre New-York. Si tout se passe bien, Dallas devrait recevoir ses rivaux en pleine dynamique de victoire. Cette rencontre, ainsi que le retour au New Jersey, seront les deux instruments de la consécration ou de la déception. Il ne fait aucun doute que la défaite contre Philadelphie était un accident de parcours et que le second match sera bien différent. Ni la fameuse Dream Team, ni Washington, ne semblent vraiment en mesure de conquérir le titre divisionnel. Et quand on regarde le calendrier des Giants, on y croise Green Bay, toujours invaincue et les Saints de Drew Brees. Deux favoris du Superbowl, deux armadas difficilement manoeuvrables, mais surtout, deux bonnes raisons de croire que, au mieux, les Cowboys vont rattraper leurs rivaux avant leur confrontation décisive.

1 commentaire:

  1. Très bon article comme toujours!

    En ce qui concerne le duel gants et Cowboys, les deux équipes ont leur destin entre les mains ! Ça promet.

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